In the mood for the guimauve

Je disais ce matin à mes co-auteuses et néanmoins amies, que j’avais foutrement aucune idée de sujet d’article. C’est alors que Dame Fabienne la cheffe des Internets me dit dans sa grande sagesse que « ben oué c’est pas non plus comme si c’était toi qui venait de vivre les événements les plus exceptionnels d’une vie ! » (rapport au fait que je viens donc de mettre bas, pour les 2 du fond qui suivent pas). Sur quoi j’ai répondu à la cheffe que oui, certes, vous avez toutafé raison Cheffe, mais que je me sentais pas vraiment d’humeur guimauve.

Alors j’ai encore réfléchi et non, vraiment, j’ai pas grand chose de passionnant à raconter. Je passe mes nuits, courtes, entre le lit et la table à langer, et mes journées, pas assez longues, à courir partout, emmenant le grand à l’école, tentant de rattraper la moyenne qui a décidé de se faire la malle avec un caleçon de son père sur la tête, ou courant de droite et de gauche avec le petit dans les bras entre le transat et la baignoire, à travers les escaliers, un nichon à l’air et une main collée sur ce qu’il me reste d’abdos dans un effort presque vain de retenir une éventuelle descente d’organes.

Je vous parlerai bien de la bôôôté du soleil que j’ai la grande joie de voir se lever tous les matins, mais je vis dans une région où le matin, y brume. Un bon gros brouillard tout gris qu’on y voit pas à 15 mètres. Alors le soleil, hein.

Je vous parlerai volontiers de ce meeeeeeeeerveilleux échange avec mon bébé qu’est l’allaitement que nous vivons. Ces moments rares et précieux où ses yeux encore jaunis par l’ictère et harmonieusement dissociés par un léger mais néanmoins présent strabisme convergent se plongent dans les miens. Non, se plongent on a dit, plus à droite mon bébé, encore un peu, encooooooore…… Stop ! Touche plus à rien tu y es ! Se plongent donc dans les miens. Mais là je suis en train de me tartiner la mamelle rougeaude et endolorie de pommade grasse (faite, y paraîtrait même, avec de la graisse de castor didonc).

Je pourrais aussi vous parler du bonheur incommensurable de retrouver son corps, redevenir libre de ses mouvements et maître de son centre de gravité. Là encore, malheureusement, je me vois ralentie dans cet élan par l’image que m’a renvoyé mon miroir ce matin, vision finalement assez touchante de ce ventre, hier usine à fabriquer des gens, aujourd’hui gigantesque Flanby vanille et sa sauce caramel.

Alors non, vraiment, je vois vraiment pas de quoi je pourrais bien parler.

Pourtant en réfléchissant à tout ce dont je ne pourrais pas parler, me sont venues les images de cette nouvelle vie à 5 qui est désormais la notre. C’est vrai que je dors pas beaucoup, c’est vrai que le grand fait un peu des caprices, que la moyenne fait connerie sur connerie, que le petit pleure beaucoup. C’est vrai que je vois pas trop le soleil, que j’ai putain de mal aux nichons, et que je suis toute flasque et essoufflée après 8 mètres de marche. C’est vrai.

Mais quand je regarde mon grand embrasser tendrement son petit frère, quand je vois ma moyenne qui, hier encore était ma si petite, serrer fort ce petit dans ses bras, quand je vois ses yeux à lui, mon petit, mon tout petit, si profonds, si absorbés quand on partage un câlin, quand je vois mon homme simplement être père, je me dis que quand même, y a de quoi être guimauve.

guimauve (pardon).

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5 réflexions sur “In the mood for the guimauve

  1. Oui, les premiers moments sont bien difficiles quand même, mais je te rassure en te lisant on ressent tout de même le bonheur de les voir tous auprès de toi. Je dois avouer chère Ouiche que je vous admire : toi et ton amoureux d’avoir décidé d’agrandir votre famille. Pour ma part, je mes serais bien laissée tenter mais malheureusement, le papa n’était pas du tout d’accord. Du tout. Du tout. Je te souhaite plein de jolies choses dans votre nouvelle vie à 5.

    • Merci ! Oui c’est un vrai bonheur. Le sentiment d’être complète je sais pas bien l’expliquer autrement.
      J’ai toujours dit que je voulais une famille nombreuse mais finalement on va s’arrêter là 🙂

      • Nan mais trois enfants c’est déjà une famille nombreuse pour moi 😀 . Oh que oui, je conçois très bien ce besoin de « complétude » euh « complétion » BREF peut-être parce qu’ici j’ai l’impression qu’il manque quelqu’un ?

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