Primipare trop tard

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Comme je l’ai indiqué ici ou là, je ne suis pas une première main et, de fait, j’ai connu une maternité tardive. J’ai fait partie de la cohorte, augmentant chaque année, des primipares à risque de plus de 35 ans.
Au départ quand tu fais le test (surtout quand ça fait plus de deux ans que tu le fais et que tu venais même de décréter une trêve du test) ton premier réflexe est plus souvent « woh bordel » ou « merde avec la race que je me suis mise hier soir » que « tiens me voici donc entrée dans un état potentiellement pathologique voir mortifère où aucune statistique ne me sera épargnée ».

Pour ma part j’ai été rapidement mise au parfum, dés la première échographie dont je suis sortie avec mon premier ratio alarmant d’une longue série : 1/52 (la traduction est une possibilité sur 52 d’être enceinte d’un enfant porteur de la trisomie 21). Cette première angoisse posée, j’ai eu droit à la batterie complète des examens flippants pendant que ma copine, de 8 ans de moins que moi et dans un état similaire, voyait comme principale source d’inquiétude le nombre de Tuc qu’elle pouvait boulotter en une heure.
Biopsie d’un élément physiologique jusqu’alors inconnu, amniocentèse (la biopsie ayant foiré), échographies si nombreuses que mon dossier ressemblait au catalogue de la Redoute et tout ça bien sur assorti des réflexions les plus délicates du corps médical et de l’entourage. « C’est vrai que c’est tard 38 ans, tu n’as plus 20 ans », un membre de la famille particulièrement brillant en calcul, « Madame Lepic, tu sais, la primi à risque ? », une charmante hôtesse d’accueil de la maternité prévenant le médecin, “Sinon tu auras quel âge quand il aura 15 ans ? Ah oui quand même”, ”Madame Lepic je vais juste reprendre votre date de naissance pour la 74eme fois c’est pour l’anesthésiste c’est important”.

Je vous la fais courte j’ai eu droit à tous les risques : diabète, différentes anomalies du fœtus, de la plus banale à la plus terrorisante. J’ai même fini ma grossesse avec une hypertension de mafieux américain en cours de témoignage pour le FBI, due non pas aux risques (ENCORE) d’éclampsie, mais bien à une névrose connue sous le nom de l’hypertension de la blouse blanche. Dés que j’approchais de la maternité, où j’étais monitorée un jour sur deux par “précaution”, je passais d’un gentillet 12/8 à un bon gros 21/14 des familles qui nous mettait toutes les sages femmes en panique. On m’a filé des anti-tenseurs qui m’ont fait bien comprendre l’expression “deux de tension” faisant de moi un mollusque bavant et souriant niaisement devant M6, pour rien puisque dés que je revenais à la maternité ça remontait façon Everest.

Après 9 mois passés à vivre suspendue aux menaces diverses et dans une surmédicalisation inouïe; ne cherchez pas, cette année là le trou de la sécu c’est moi pour au moins 40%, inutile de vous dire que je n’avais pas trop trop envie d’aller accoucher.
Ces 24 heures-là j’ai eu la chance d’être accompagnée par une meuf terrible (encore plus bonne que la plus bonne de tes copines) qui, même si tout ne s’est vraiment pas passé simplement, a réussi à me faire oublier une grossesse de merde et à me faire rigoler en pleine césarienne en urgence et ce avant la morphine je précise.

Malgré toute cette poilade de dernière minute, et aussi malgré la morphine, cette expérience m’a détournée de mon projet de famille un peu plus nombreuse, l’idée de devenir “Lepic, la multi quadra à risque” pendant 9 longs mois, sans doute… Je regrette cette surmédicalisation et ces statistiques à tout crin adulées par mon pays dont la morale populaire te serine que “la grossesse n’est pas une maladie” pendant que les médecins s’appliquent à te convaincre du contraire.

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36 réflexions sur “Primipare trop tard

  1. Des que ça sort des clous, ils te sortent l’artillerie lourde. Plus de 35 ans, plus d’un bébé. Si en plus tu as l’air d’avoir la forme, c’est fini. J’avais pas 30 ans qd j’attendais les jumeaux, je peux te dire que les moments les moins sereins étaient ceux que je passais en rendez vous diverzevaries. Sauf que comme c’était pas mes premiers, ils ont échoués à me pourrir ma grossesse (même s’ils ont réussi à m’imposer leur césarienne en fin de compte…)

  2. Chaque fois que je donnais mon âge, j’avais une furieuse envie d’ajouter « et je vous emmerde ». J’ai eu le second à 39 ans, et on va tous bien, merci. D’ailleurs maintenant que j’y pense, je les emmerde, encore et toujours 🙂

  3. Tu sais que j’ai vécu une grossesse un peu similaire? Je me reconnais dans ton témoignage. L’hypertension due au stress de la blouse blanche, depuis ce fameux jour ou ma gynécologue m’a demandée s’il y avait eu des cas d’eclampsie dans ma famille. Ma tante est juste passée à 2 doigts de la mort le jour de fin accouchement, du coup j’ai eu droit aux échos rapprochées, au prises de sang quotidiennes et au stress. Comment te pourrir une grossesse, qui avec le recul s’est merveilleusement passée.

    • Tu te rappelles du bruit et de la sensation de leur truc à tension qui te la prend 12 fois dans l’heure de monitoring ? Moi au bout d’un moment je tentais des variations : plus respirer, respirer vite, penser à ma mère, penser à la montagne, pour voir ce que ça faisait 🙂

  4. Je suis aussi une « Maman » sur le tard mais j’ai eu la chance de vivre ma seconde grossesse de manière plus sereine que la tienne (à 39 ans). Bien sûr, j’en ai entendu des réflexions sur mon âge et celui qu’auront mes enfants dans 20 ans venant des mêmes personnes qui ne trouvaient pas cela normal de ne pas avoir eu d’enfant « à mon âge, quand même ! ».
    Le principal : nos enfants sont là, bien beaux, en bonne santé et profitent de notre maturité et notre expérience de la vie. Un des avantage de l’âge 😉

    • Mais bien évidemment que j’ai eu droit pendant 3 ans avant aux « et alors, vous nous préparez rien ? » La chose la plus agréable qui soit d’ailleurs quand tu voudrais bien « préparer » mais qu’il ne se passe pas grand chose dans les trompes !

  5. Des fois je me demande si les médecins ne sont pas moralement et économiquement (en termes d’assurances) tenus par l' »obligation de résultat » (= un bébé techniquement parfait) (peut-être du fait de l’exigence générale de la société et de la propension à porter plainte au moindre souci prévisible ou non?), et préfèrent malmener les parents plutôt que de prendre le risque de ne pas avoir vu, su avant… Tenter de faire de la nature une science exacte est aberrant, mais quelle part laissons nous encore au hasard, à l’inattendu dans nos vies? (« hi hi hi on n’a pas voulu savoir le sexe! » (mais bien tout son ADN))

    • C’est vrai que l’arrêt Perruche (je crois que c’est ça) a sonné le glas des examens simples. Et clairement, le pire moment de notre grossesse (parce qu’on l’a bien bien partagé celui là) a été la résultante d’une échographiste névrosée par les « erreurs médicales ». Finalement l’inattendu chez nous est venu de la santé épatante et joviale de ce bébé qu’on nous promettait en puzzle, et c’est une chance 🙂

  6. Coucou j’ai eu le dernier à 41 ans, j’avais un risque à 1/1296, j’ai du me battre pour avoir l’amnio (antécédents en famille même si ce n’est pas héréditaire) et c’est le seul enfant pour qui je n’ai pas été en hypertension. Alors…. les docs 😉

  7. Pareil pour nous. Pendant des années tu entends  » toujours pas de mini-toi? » ..Ben non.. 4 ans avant qu’un mini-moi reste dans mon bisou ( trop de mini-moi ce sont barrés très tôt) . Puis à 33 ans, après avoir testé tout ce que la sciences nous offre, enfin, fifille s’installe dans mon bidou. Et la, je ne rate RIEN, l’hospi pour infection, l’amniocentèse, et Perso j’ai également un méga catalogue d’écho. J’ai même par 2 fois testé des nouvelles technologies ;o) j’ai pété le tensiomètre de l’étage gyneco avec toutes mes visites quotidiennes obligatoires les 2 dernières semaines. Et pour terminer en beauté chute cardiaque du bb à la PREMIÈRE contraction. Réanimation cardiaque et hop césarienne. Au final… Ça le vaut bien… Elle est tellement parfaite ma mini emmerdeuse!!!! Ce n’était déjà pas facile d’avoir un mini chou mais les remarques des gens sur ce qui t’arrive : 1) c’est l’âge 2) c’est la FIV, ce n’est tellement pas naturel. Ha ouais et quand tu accouches d’un FIV il y en a qui regardent ta cesarinne et qui te disent : c’est comme un bébé normal, hein?! … Moui mouiiiiiii

  8. La considération pour le patient et l’empathie manque parfois à nos chères « blouses blanches ». Genre ma Môman avec qui je viens de raccrocher est hospitalisée (une intervention bénigne), me raconte qu’une ribambelle de blouses (au nombre précis de 9) est passée dans sa chambre sans « bonjour madame, ni présentation, ni au revoir ». Çà me rend guedin ! Oui alors je me doute que ce doit être un médecin et plusieurs étudiants, mais merdum ou est passée la politesse ? Aucun égard rien, nada, walou !! alors bob on s’attendait pas à connaitre le prénom de chacun mais un regard, un sourire…non ?
    Pardon Fabienne c’est un peu annexe à ton billet mais c’est raccord( si un peu) avec mon coup de gueule de ce soir.
    Bises et crotte à la norme et autres stats !

    • Non mais c’est raccord au contraire, nous ne sommes souvent que pathologies, je le regrette tout autant pour ta maman que pour les futures mères. Je me souviens avoir ruminé toute ma grossesse une question que je voulais poser aux toubibs « et sinon vous avez eu combien à l’UV d’empathie ? c’était en option aaaaah ? Vous avez pris compta à la place c’est ça ? »

  9. Beaucoup de résonnance pour moi dans ce si beau texte. Parce que forcément quand un bébé met 10 ans à arriver alors qu’on est déjà pas la plus rapide à trouver le papa bah paf 35 ans dans ta face. Moi je suis poissarde ascendant anxieuse et l’avantage de l’âge c’est que j’avais bien repéré que la majorité des gens qui parlent à une femme enceinte c’est pour confier leurs propres pires trucs donc j’ai choisi le mode autruche en choisissant d’être disciplinée et qui vivra verra. L’idée était louable sauf que j’ai écopé de tous les soucis quand même ce qui doit me rendre exceptionnelle en terme de cumul ;-). Mais j’ai la chance d’être très bien tombée au niveau des soignants ça m’a sauvée du découragement insurmontable.
    Merci

    • Mais de rien, merci à toi de ton commentaire 🙂 Oui j’ai épargné les inénarrables relations qui te racontent des césariennes à coeur ouvert et des épisiotomies de 35 points ou, expérience vécue, la légende urbaine du bébé transpercé par l’aiguille de l’amnio la veille de la tienne (ma préférée)

  10. Vous souhaitez accoucher tranquillement sans pression ni 50 personnes par heure dans votre chambre ? Vous recherchez une maternité loin de tout, de niveau 1 (donc peu médicalisée), aux dimensions humaines et ou on ne vous accouchera pas, mais ou ca sera vous qui accouchera ? Contactez la maternité de DOURDAN (91)… (A 40 bornes de chez moi mais j m en foutais totalement! !) … Foncez !

    • Oh bah tiens j’habite à Dourdan et tout le monde me déconseille d’y aller pour accoucher (alors que je ne suis même pas enceinte, cherchez l’erreur)..
      Tu y as bien vécu ta grossesse alors ?? C’est chouette ça !!

  11. Ayant été victime d’une grossesse surmédicalisée, je ne peux que compatir …
    Avec 37 années au compteur dans quelques mois, encore une bonne raison pour arrêter d’agrandir la famille. 😉

  12. Primipare à 36 ans et en surpoids en plus!!! Le cauchemar des médecins !!! Ne leur en déplaise , je n’ai pris que 6 kg, césarienne programmée par le gynéco le 27/12 (ça m’a pourri mon Noël !!) un beau bb de 3,450kg et j’ai persévéré 3 ans plus tard , pris 13kg mais à la fin un bb de 4,680kg par césa aussi!! Alors imaginez un peu ce que j’ai subi durant les deux grossesses… Mais bon toutes leurs réflexions me passaient au-dessus de la tête ce qui comptait vraiment pour c’étaient mes deux beaux petits gars!!!

  13. J’ai l’impression qu’on est soit trop jeune, soit trop vieille, soit trop grosse, soit trop maigre pour avoir un bébé.
    En bref il y a toujours un « problème » ou des « facteurs à risques » qui sont les mots clefs ouvrant sur une surmédicalisation de la grossesse.
    Ma soeur est tombée enceinte à 26 ans, elle faisait 56 kg pour 1m59, elle fumait, ne buvait pas et pourtant…On lui a fait une amniocentèse, on lui a fait peur avec la clarté nucale (???) de sa petite fille qui n’était pas dans cette foutue norme, et enfin, on lui a fait une césarienne parce que les médecins trouvaient que ça serait plus facile comme ça, pour eux hein, pas pour elle évidemment.
    Je comprends qu’on veuille préserver la santé de la maman et du bébé. C’est normal et c’est plutôt sain. Ce que je comprends moins (au vu du recul de la nullipare que je suis), c’est pourquoi faire peur aux futures mamans ? Pourquoi les traiter comme des irresponsables, des étourdies, des petites filles simplettes en les tenant dans l’ignorance, la crainte et la vulnérabilité ? Leur dire « non c’est impossible ». Les recadrer comme si c’était des fillettes insolentes.
    Je suis anxieuse et craintive d’affronter le milieu médical si un jour je tombe enceinte. J’aurais plutôt envie de vivre ma future grossesse en confiance, avec toutes les données médicales accessibles à mon intelligence et tous les risques en tête. Sans peur iraisonnée, sans craintes qu’une épée de Damoclès soit au-dessus de ma tête.

    Je sais que c’est un doux rêve mais…J’essaierai.

    En tout cas, merci pour ce beau texte, avec ce fond d’humour qui me fait quand même beaucoup relativiser..

    • En France, c’est possible tout ça pour qui accepte de se passer de péri et s’en remettre aux mains une sage-femme libérale qui pratique des accouchements à domicile, en plateau technique ou bientôt en maison de naissance. Là, suivi moins dramatique, optique positive (car la plupart des grossesses et des accouchement se passent bien). Et respect de la personne et de son intelligence. C’est plus cher (la plupart font des dépassements d’honoraire) mais c’est très chouette.

      • Alors tout ce que tu écris est exact, mais n’était pas proposé lors de ma grossesse, en tous cas à Paris. Et pourtant j’ai cherché, et pourtant j’étais suivie dans une maternité franchement pas mal du tout sur ces sujets. Aujourd’hui je chercherais mieux, l’information est plus accessible et il était temps. Mais personnellement je ne compte pas m’y remettre 🙂

        • J’ai accouché à domicile pour mes deux derniers. Notement à cause des violences subies lors de ma première maternité. Mais ça n’a pas été de tout repos. En France il faut bataillé pour pouvoir accoucher chez soi.

  14. Je pense que j »ai eu un bon gynéco, celui qui me suit depuis que j’ai 20 ans et qui n’a jamais été moralisateur ou condescendant… il m’a dit tout simplement que c’était mieux que je fasse une amnio à 38 ans mais plus pour me rassurer car selon lui si on écoute les prises de sang c’est souvent à risque… ensuite il a pris des précautions en m’arrêtant à 6 mois parce que mon bébé était très bas et qu’il ne grossissait pas mais je crois qu’au fond c’est parce qu’il me connaissait bien moi et ma famille et qu’il ne voulait surtout pas que ça se passe mal… ceci dit le repos m’a fait du bien et je n’ai accouché que deux semaines avant alors que si j’avais continué à travailler on ne sait pas… résultat de ce dernier trimestre allongé, je n’ai même pas fait de prépa à l’accouchement, pas été chez le doc à outrance et juste assuré l’écho des 8 mois… et ma fille va bien ! je crois qu’il y a encore de bons praticiens qui ont aussi dans leur escarcelle la bonté, la douceur et l’écoute mais que malheureusement ce n’est pas une généralité (il va bientôt prendre sa retraite, c’est le drame…)
    sinon les questions sur l’âge je me les suis tellement posées moi-même pas eu besoin des autres 😉 et encore aujourd’hui je fais des calculs…

  15. Et bien, moi, je suis tombée enceinte de la première à 37 ans (et accouchement à 38), c’était en 2010 et jamais jamais jamais durant ma grossesse on ne m’a fait des examens complémentaires dus à l’âge.et pour mes amies pareil.j’ai fait 3 échos comme tout le monde, le test sanguin pour la trisomie, pas d’amnioscintèse de préconisé, pas de suivi à outrance.Je m’étais attendue à des réflexions liées à l’âge et jamais.et je suis tombée à nouveau enceinte à 38 trois mois après l’accouchement, et là encore, rien lié à l’âge.J’étais suivie dans une clinique réputée du 15ème de niveau 2, donc je suis surprise…

  16. Pour vous rassurer, même à la trentaine, on peut se retrouver face à des cons et je mesure mes mots. Première grossesse de folie dans tous les sens du terme!

  17. Moi c’est le contraire premier bébé à 20 ans. Et donc forcément mon bébé n’était pas voulu. C’était un accident. Forcément je n’avais pas une assez bonne hygiène de vie. Peut-etre même picolais-je en étant enceinte . Un échographe avait décrété qu’il faudrait me faire une césarienne en urgence bien avant terme pour gaver mon bébé… prendre le risque de la grande prématurité juste parce que j’étais une maman trop jeune. Heureusement mon gyneco est aller contre cet avis. Oui jai fait in petit bébé mais les deux autres fait plus tardivement était petit aussi. Je fais juste des petits bébé ( en même temps vu mon propre gabarit c’est mieux comme ça 😛 ). Pendant l’accouchement la sage-femme m’a traité comme une gamine ayant fait une grosse bêtise. Une fois le bébé né, je ne pouvais pas être une bonne mère et bien m’en occuper…

    Bref trop jeune, trop vielle… faut faire son premier entre 25 et 30 ans, s’arrêter à deux enfants bon à la rigueur 3 ça passe, 1 seul ? Mais il va s’ennuyer !!! …. sortir des casses c’est le m…

      • Les violences dans l’obstétrique sont nombreuses. Il y a un questionnaire d’enquête qui tourne en ce moment je suis train d’y répondre pour mes 3 enfants.

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