La culotte pour la mort

culotte mort

Parfaites, ces culottes pour affronter la faucheuse, non ?

En discutant de tout et de rien, avec les autres Moukraines, je ne sais plus trop comment, d’ailleurs on ne sait jamais comment les discussions vont et viennent de par chez nous, au bout d’un moment, comme les pochtrons proches du coma éthylique, on parlait certainement de nos sourcils qu’on doit épiler, après avoir causé chaussures de pouffe ou rééducation périnéale, puis on en est arrivées à parler culottes.
Oui, rappelons pour commencer que les filles se promènent chez elles en petite culotte et font des batailles d’oreillers en petite culotte. Ce sont leurs deux passe-temps favoris. Et qu’elles ne comprennent rien au foot. Et qu’elles ne savent pas conduire, ni faire un créneau. Et que pour la Fête des mères, elles rêvent qu’on leur offre un cuit-vapeur dernier cri, pour y faire cuire leurs petits légumes coupés en brunoise et leur filet de poisson.
Mais je m’égare.
Une de mes amies de 30 ans, en effet, je suis vieille, donc j’ai quelques amies de 30 ans, me disait toujours qu’elle veillait à porter des dessous corrects quand elle sortait de chez elle, dans l’hypothèse où elle se retrouverait morte sur la chaussée. Ou qu’on la trouverait gisant inconsciente sur le sol, jupe par-dessus tête ou encore son pantalon déchiré juste au mauvais endroit. C’est imparable. La culotte pour la mort, c’est presque l’équivalent de la poire pour la soif, mais en fait pas vraiment.
Avec mon esprit pratique, je lui rétorquais bien sûr qu’on s’en foutait du slip qu’on portait, puisqu’on était dans les vapes, voire carrément canée. Oui. Sauf que non.
Finalement, c’est déjà chiant de mourir, alors si en plus il faut se taper la honte parce qu’on porte un vieux slip usé, ça craint. Du coup, partant de ce constat simple, nous en sommes venues à édicter une règle tout aussi simple : même pour aller au pain, même pour aller promener Kiki, même pour aller regarder la tempête force 10 (et vous noterez qu’en cas des trois à la fois, votre taux de mortalité immédiate est quasiment de 100 %), on ne met pas une vieille culotte, un vieux slip, un tanga de mamie, ou pire, ces dessous qu’on garde pour quand on est indisposée – expression vintage 1942 -. Le combo ultime étant évidemment celui qui consiste à porter, en ces si funestes circonstances, une culotte non présentable et à arborer – c’est le cas de le dire – une épilation du maillot laissant à désirer.
Cette précaution basique permet d’éviter une mort sous les quolibets – expression vintage 1685 -, du genre « Ouais, t’as vu, elle est morte, là. Mais putain, t’as vu ce slip atroce ? TROP LA TEHON ». (Je parle ambulancier couramment ou thanatopracteur de banlieue).
Mais, du coup, si on meurt chez soi, brutalement, et qu’on n’a pas pu anticiper ce passage à trépas ? Avec par exemple cette trop fameuse culotte à ragnoutes ? On aura certes le confort de mourir en regardant, confortablement installée dans son canapé, l’ultime saison de 24, dans laquelle Chloe O’Brien est devenue punk à chiens. Mais à jamais, on restera marquée par cette faute de goût un jour aussi important de notre vie.
Je m’étonne d’ailleurs qu’aucune gourdasse que personne n’ait fait un tuto dans un blog mode pour nous expliquer quelle tenue porter le jour de notre mort. Il y a déjà bien des tutos de maquillage pour enterrement, donc bon, hein. Pas de fashion faux pas ce jour-là, c’est si évident.
En attendant, si la mort vient frapper à votre porte, n’hésitez pas à lui demander d’attendre 5 minutes, le temps de changer de slip.

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24 réflexions sur “La culotte pour la mort

  1. Ma grand mere me disair toujours de mettre une culotte belle et propre et tt bien épiler pr quand je sortais…. car si je sortais, avait un accident et que en arrivant a l hôpital je flachais sur le chirurgien, en étant tte nickel peut être que je sortirais avec un platre ms peut être avec le numéro du beau chirurgien! !!!

  2. Quand j’enfile mes chaussettes, il m’arrive de constater qu’elles sont en fin de vie, que cet ultime enfilage leur a été fatal. Je devrais les retirer, les jeter tout de suite. Mais je me dis que c’est gâcher, que c’est dommage de les avoir lavées pour rien, que je les jetterai le soir, et que je n’ai pas intérêt ce jour là à mourir ou juste me péter le pied en moto comme je l’ai déjà fait.

    • Mon ancien conjoint m’avait demandé, et il n’était pas bourré, de lui repriser ses chaussettes, le bougre (de con)… Mais je fais pareil, je les porte une dernière fois avant de les jeter, en espérant également que rien de grave de m’arrivera.

    • ça tombe bien, je n’y vais déjà pas ! Hihihi ! Mais c’est une hypothèse à envisager très sérieusement.

  3. Après une nuit bien pourrie, merci pour le fou rire !
    Je crois que c’est ma grand-mère qui me parlait d’avoir toujours une culotte propre au cas où…
    Et pour les tutos, il y avait eu une bloggueuse qui en avait fait un pour la tenue qu’elle porterait à l’enterrement de sa tante … Ça avait fait scandal sur la blogo

    • Oui, il y avait eu aussi un tuto sur le maquillage pour un enterrement. Même tollé, compréhensible au demeurant…

  4. Ma mère me disait pareil, toujours jolie culotte sur la fesse.
    Mais pas en cas de mort subite (elle devait m’éviter les détails glauques car connaît ma tendance hypocondriaque) mais me parlait plutôt de jolis pompiers en cas de chute/accident, s’ils avaient besoin d’enlever mon pantalon…
    Mais dans ce cas là, il faudrait sortir aussi tout le temps super bien épilée non??? Qu’est ce que t’en penses??? C’est pas gagné quand même…

    • Non, c’est pas gagné, en effet ! Il y a des chances pour que nos négligences épilatoires soient connues du monde entier…

  5. En premier lieu…il faudrait sans doute que j’investisse dans des jolies culottes…et après je verrais ce qu’il en est pour la mort et mes dessous qui prennent l’air !!!

  6. Chez nous c’est quand nous allons chez le Docteur, par ce que c’est pas poli d’y aller avec ta culotte grunge que tu mets que pour tes règles mais si la toute passée hyper confort tout ça^^
    La jolie petite culotte c’est vie faut pas déconner avec ça c’est grave mdr

  7. Ma mère me disait toujours d’assortir ma culotte et mon soutif, au cas où je ferais un malaise et qu’un pompier devait me déshabiller pour un massage cardiaque. Et j’y pense à chaque fois…

  8. Mais enfin ! (pardon pour cette faute de goût, mais mes enfants regardent Gaston Lagaffe) (oui, » regarde », nous avons découverts que les Bds se déclinaient en dessins animés) (je digresse). Bref : MAIS ENFIN ! C’est simple : il suffit de n’avoir plus aucune vieille culotte chez soi : on jette !
    La pire honte de ma vie, je l’ai eu dans un cabinet de gynécologie : j’avais une culotte maronnasse (un lavage fatal sans doute) et comme je m’étais habillé dans le noir, je n’avais pas remarqué cette couleur étrange. Je devais faire ma deuxième échographie de grossesse, celle où l’on garde sa culotte. Même mon mari était mort de honte pour moi.
    En rentrant , j’ai tout jeté.

  9. Mais où dénichez vous tous ces sujets ? En tout cas je suis bien d’accord ! Il faut penser à tout.
    J’ai quand même réussi à me retrouver en maillot de bain, trempée sous un peignoir blanc aux urgences… malaise dans un institut (hammam) #OUPS.
    Le réveil a été dur et dérangeant, et je n’ai même pas pu voir la tête des pompiers 😉
    Encore un billet digne des Moukraines !

  10. Pingback: *Tuto* Blog Mode : Un jour, un style | Les moukraines à la glaviouse

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