Vie de village et hygiène intime

Dans mon village il y a souvent des trucs à faire le week end. Des matinées boudin, des apéros huitres et diots, des lotos de l’Amicale bouliste. Du coup, tu penses, le week end je sors pas souvent. Et puis dimanche dernier c’était pucier. Pucier, ça, c’est bon, jveux bien.
Déjà parce que ça fait du bien de sortir un peu, en plus il serait quand même un peu temps de se sortir les doigts, d’arrêter de faire les sauvages et de faire un peu de social en partant à la rencontre de nos voisins. Et si en plus on peut en profiter pour acheter des trucs pas chers, ça peut être sympa.
Bref, on embarque nos mômes dans leurs poussettes respectives, le grand sur sa trottinette, 30 euros en poche et en route vers le gymnase-salle des fêtes-bureau de vote-salle de spectacle.

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Mon moi profond d’acheteuse compulsive accro à la récup est au bord de l’extase. Une vieille tasse toute ébréchée, des cartes géographiques anciennes et autres rebuts de salles de classe des années 60, des BD pleines de poussière et des kilo tonnes de dentelles, je suis à Disneyland.
L’amoureux ne sait plus comment me gérer.
« Non chérie, on a pas besoin d’un pouf de 2 mètres sur 2″.  » Non chérie, ces chaussures sont certes pas chères, mais t’en as 83 paires. » « Bon chérie maintenant ça suffit, on se casse ! »

J’aurais pas réussi à avoir mon pouf, qui était pourtant ma foi fort joli et qui avait l’air méchamment confortable, mais j’ai eu ma sorbetière Seb orange des années 70. Des vinyls de Brassens (la pochette du Brel était vide bordayl non mais sans déconner ?!), et puis des verres dépareillés, et puis un espèce de broc des années 50, un truc gradué j’ai pas bien pigé ce que c’était mais je me suis dit que ça serait fort joli garni de fleurs en déco de table.

Je ramène mon merdier chez moi et je raconte tout ça à ma mère qui est venue nous rendre visite et qui est fan de brocante. Je lui montre tout ce que j’ai trouvé et je termine par le fameux pot trop chouette.

Elle me dit : « Et donc tu veux mettre ça en déco alors ? Un conseil, évite. »

Quand elle m’a expliqué de quoi il s’agissait, je me suis dit qu’en effet j’aurai eu l’air sacrément con à décorer la table du baptême de mes enfants avec un broc à lavement.

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7 réflexions sur “Vie de village et hygiène intime

  1. HAHAHA. Note bien que je n’ai aucune idée de ce qu’est un broc à lavement.
    Je viens d’aller sur Google image (avec explication schématisée à l’appui) : jette tout de suite ce truc ! yeurk 🙂
    J’aime beaucoup la manière dont tu as décrit la brocante, et j’ai bien ri en voyant que tu t’es fait avoir par la pochette de vinyle vide. Mon cher et tendre, fans de vide-grenier et de vieux disques moisis (enfin qui sentent le grenier), m’a bien briefé la-dessus : tu inspectes le disque : jusqu’au moindre détail !

    • Ah mais justement je l’ai pas acheté heureusement ! J’adore les brocantes, on se retrouve avec un stock de merdouilles dont on a pas besoin et on continue d’en accumuler. #mavie
      Et le broc, j’ai beau savoir ce que c’est je l’aime quand même. Mais du coup ça devient plus compliqué de lui trouver un quelconque intérêt décoratif 🙂

      • J’essaie encore de m’ôter de l’esprit les images trouvées su Google Image pour en expliquer le fonctionnement de ce truc. Sinon, tu peux toujours l’utiliser comme vase pour fleurir ton bidet.
        A la campagne, vous avez FORCEMENT un bidet ! 😉

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