Je transpire

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Je transpire, c’est mon lot, mon destin, l’histoire de ma vie.
Depuis l’adolescence et l’ensemble des joies qu’elle apporte à une vie jusque là digne et droite je transpire. Attention je n’ai pas dit “je pue le fennec qui s’est réfugié dans une tannerie après la tempête de sable”, juste je transpire.

Je suis admirative de toutes ces femmes qui peuvent mettre tous les tissus, se déhancher sous 40 degrés en boîte, courir sur un tapis de course à je sais pas combien à l’heure avec leur queue de cheval qui fait floutch floutch avec élégance, de celles qui arrivent à leur place dans le train avec deux enfants, une valise, un sac à langer et un sac à bouffe et qui font “ouf” en s’asseyant et remettant une petite mèche en désordre sur leur front. Je les déteste aussi et je voudrais les noyer dans ma sueur, c’est de bonne guerre.

Moi je sue, j’évacue les toxines, à grosses gouttes, en rigoles, en rivières, sur les tempes, dans les cheveux, sous les seins, dans le dos et dans la raie du cul, le plus agréable et le plus élégant de tout.

Quand j’allais danser, il y a mille ans en -20 avant enfant, j’ai des souvenirs abominables de soirées passées à aller m’éponger dans les toilettes à grand renfort de PQ juste avant les slows (oui ami jeune avant il y avait des slows en boîte et tu pouvais emballer grave en faisant des clins d’oeil aux copines avec le pouce levé dans le dos du mec). Je finissais systématiquement au bout de deux morceaux la tignasse trempée, le décolleté ruisselant, façon fan de métal assistant à un concert en période de canicule. Et qui invite le fan de métal canuculeux à un slow ? Personne, gagné.

Cela a généré certains automatismes auxquels je fais bien attention en toutes circonstances.
Règle d’or de celle qui transpire : pas de couleurs de fringues où tu vois les auréoles, en gros je porte du noir ou des imprimés, je pourrais porter du blanc mais j’aime pas, c’est con. A intervalles réguliers je tente le haut en jolie couleur trop tendance, une fois tous les 2 ans je dirais, je dois croire qu’avec les années ça va passer mais invariablement je passe le matin à parader dans mon beau top et l’après-midi à coller mes bras bien le long du corps dés que je croise quelqu’un et à les soulever pour voir jusqu’où la tache d’humidité s’étale quand je crois qu’on ne me regarde pas. Dans les deux cas de figures j’ai l’air folle et/ou ridicule, et j’ai l’air de transpirer bien sûr.
Attention, le noir est un gros sale traitre, surtout l’été. Tu te crois à l’abri, hop tu fais ta petite affaire tu transpires comme un boeuf toute la journée, ahah rien à foutre je suis en noir, et puis le soir tu rentres tu enlèves ton tee shirt et il y a des grosses auréoles blanches de sel partout, que forcément tout le monde a vu.
Autre automatisme à choper bien vite : pas de fond de teint, jamais, never, jamas, nicht (je ne sais pas dire jamais en allemand alors j’ai mis autre chose). Sur la personne qui transpire comme moi le fond de teint est un ennemi sournois qui transforme immanquablement ton visage en peinture de guerre iroquoise et qui fait du coup des traces sur ton col donc non seulement tout le monde voit que tu as dégouliné mais en plus tu as l’air crado, vive la France.

Ce qui révolutionne ma vie en ce moment ce sont les fringues de sport dites “techniques”, rien que le nom fait rêver. Ces habits là donc gardent la sueur et sèchent, même pas le temps de faire une auréole pfiout partie ! Je regarde cette révolution se faire sous mes yeux à la salle de sport et je rêve désormais de m’acheter le slip technique. A 20 euros le slip hideux en matière flippante j’attends encore un peu avant d’investir. D’autant qu’en ce qui me concerne, à moins de mettre un bonnet technique pendant que je m’entraîne, rien n’empêchera les gouttes de sueur de faire ploc ploc de mon front sur mes pompes… Et j’avoue, je ne me fais pas à l’idée de porter un bandeau de tennisman des années 80 en éponge pour éviter ça.

Alors j’assume, tant pis, je suis la fille qui transpire, celle dont les mains collent quand il fait chaud, celle qui a toujours les seins qui brillent du 15 mai au 15 septembre et chez les gens qui chauffent trop le reste de l’année, celle qui trouve Laetitia Casta hyper sympathique aussi parce qu’elle a des grosses auréoles dans Voici et définitivement celle qui laisse des traces sur les sièges en cuir et qui  se décolle des dits sièges en s’arrachant la moitié de la peau des cuisses avec un méchant bruit de prout.

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44 réflexions sur “Je transpire

  1. AHahah je suis un peu comme toi ….
    Et je maudits les matin où je suis déjà transpirante à 8h42 : j’ai l’impression d’avoir couru un marathon dès le lever – préparage des monstres – amenage à l’école : la journée commence bien quand tu transpires dès le matin (nouvelle citation moisie)

    • Moment de solitude quotidien de avril à octobre : le matin tu montes la grande cote à vélo avec le monstre de 15kg derrière pour l’emmener à l’école, t’arrives devant les animateurs de la garderie en sueur. Ensuite, tu descends à la gare, toujours sur ton vélo, ton corps se réchauffe malgré toi pour contrer le vent. Tu poses ton 2 roues vite faite, grimpe les escaliers du quai, chope le rer au vol et là tu te déshabilles. Et tu te retrouves en t-shirt , le visage dégoulinant, la rivière qui coule tout le long du dos, de la nuque jusqu’au slip, essayant de te rafraichir avec ton éventail alors que tout le monde a gardé sa veste et te regardes de travers. Et il est 08h20….

  2. Ahah, je me reconnais tout a fait! Je me marre quand je vois la pub pour des déos efficaces 48h, moi quand je m’en sers au bout de 3 min je dégouline …. Mon déo je l’achète en pharmacie et malgré ça c’est pas super efficace ! C’est vraiment handicapant des fois! Surtout quand tu bosses dans un hôtel 4 étoiles, que tu as un uniforme en polyester, que tu dois être nickel en permanence et que tu peux faire nettoyer ton costume 1 seule fois par semaine alors qu’au bout de 5 min il est déjà trempé…

  3. Il y a un moyen très simple de ne pas transpirer : ne rien foutre, jamais, surtout pas du sport, tout faire au ralenti. Et puis boire le moins d’eau possible. Et éviter les aliments qui contiennent de l’eau, notamment les légumes et les fruits. Et le tour est joué.

  4. Gare, ces vêtements miraculeux auto-séchants ont apparemment le revers de leur médaille: celui de puer le fennec si j’en crois ceux du team trek qui atterrissent dans le bac à linge façon parfum d’ambiance d’un mauvais Strip Tease (l’émission docu).
    Sinon les Japonais se collent des papiers absorbants sous les aisselles, de deux choses l’une: tu vas en chercher en vélo (mais tu risques de transpirer), ou tu demandes à ton ami internet, ça doit bien se trouver quelque part. Ou tu testes avec le Sopalin, après tout, consommons local!

    • Pour le moment ils ne puent rien mais je reste vigilante. J’ai rapporté du papier de riz du Japon que j’utilisais pour les arrêtes du nez (et mon front et mes joues et mes tempes), je n’avais jamais pensé à les foutre sous les aisselles, je vais aussi essayer sous les seins tiens ! Merci !

  5. – Tu me fais trop rire!
    – J’aimerais bien militer pour le retour des slows en boite. Sauf que j’y vais plus, alors c’est con.
    – Jamas, c’est quelle langue?
    – Tu vas dans une salle de sport: je suis admiration éternelle!
    – Du talent, du rythme, des belles (enfin) images, super bien écrit quoi, comme d’hab!

    • Je n’y vais plus non plus, là je crois que nous sommes dans la catégorie d’âge entre la Milf en boîte et le thé dansant, va falloir patienter un peu… Jamas c’est espagnol (enfin j’espère). J’y vais même avec plaisir : arrêtez moi ! Merci ma blonde ❤

  6. Et la transpi de l’arrière du genou qui dégouline le long des mollets quand t’es assise et en jupe, on en parle ?

    • On en a parlé entre moukraines et aussi de l’irritation entre les cuisses qui se touchent l’été venu etc mais je pouvais pas tout mettre sinon les gens auraient fait une collecte pour m’acheter des pantys.

      • Pour les frottements du cuissot il y a la fabuleuse crème de la marque Uriage « bariederm « . Testée et approuvée depuis de nombreuses années (en plus c’est juste à 10′ de chez moi qu’elle est fabriqué)

  7. Après mon côté méditerranéen prononcé surtout au niveau pileux, la transpiration est le second. Tu décris parfaitement la sensation et le sex-appeal que des rigoles de sueur peuvent provoquer (ou non) quand ça degringolent. Éviter la chaleur, les matières acryliques, l’alcool (sic), les efforts (lol) ou essayer de limiter les dégâts. Merci pour la description si juste des sorties en boîtes, je me souviens de passer toujours, au moins, la moitié des soirées dehors afin de me rafraîchir et de reprendre contenance. De plus étant accompagnée dans la vie par le Blond (référence Inside), qui ne transpire jamais, n’a jamais chaud et réussit à manger son sandwich sans que les tomates ne se barrent, je suis complexée à longueur d’année. Merci bien 😊😍

  8. Je compatis, j’ai eu un collègue de bureau, qui transpirait et puait. Il arrivait à 8h00 le matin, à 11h00 tout le plateau était informé de sa présence. Mème si on l’estimait, on ne pouvait s’empècher de le percevoir olfactivement en 1er (et il se douchait trés régulièrement – ce n’est pas un problème d’hygiène !).

    Pour ma part je ne transpire pas beaucoup et en fait je ne déteste pas ça. En fait la transpiration au lit, c’est génial, les peaux qui glissent, les sensations sont plus intenses et plus douces non ?

    Ce qui fait transpirer c’est aussi l’émotivité, la peur par exemple. Ne pourriez vous pas envisager cet aspect ? Ce qui serait ironique ce serait que la peur de transpirer vous fasse transpirer.

  9. Je ne vais plus en boite alors je ne sais pas 🙂 mais j’ai connu les allers retours pour éponger la sueur du front dans des boites surchauffées (ou plutôt des gens comme moi surchauffés par la musique et l’alcool !).
    Mais sinon qui ne transpire pas l’été sur un siège en cuir par 40° ? un alien non ? je mets souvent une petite serviette sinon c’est pas cool de conduire même avec la clim !

  10. Je compatis, visiblement je dois être plus desséchée: j’évacue moins abondamment mais chez moi c’est malheureusement particulièrement odorant. Au point que je n’ai trouvé qu’un seul déodorant qui tienne le choc sans trop sourciller une journée normale (veet 3jours) Ce qui signifie qu’il me suffit d’1 journée pour puer alors que d’autre mettent 3 jours à atteindre ce niveau de macération.
    Cela fait bien longtemps que j’ai banni tous textile synthétique de la proximité de mes aisselles même technique je confirme que si la transpiration s’évacue à merveille les odeurs sont amplifiés et s’accrochent méchamment au textile même après lavage avec désinfectant.
    La mauvaise nouvelle du mois: fiston aborde l’adolescence et bien qu’il ne dédaigne ni la douche ni les déodorants classique je constate qu’il souffre du même problème que moi :-(.

  11. Ne serait ce pas ceux qui ne suent point qui ont un souci??
    Une majorité d’entre nous connait ce soucis non ?
    As tu tenté les serviettes anti sueur une sommitude d’elegance lol

  12. +1….
    J’ai deux questions, comment fais tu pour l’entre cuisse, le frottement provoque des plaques rouges et douloureuses !!!
    Et puis malheureusement mes vêtements se tâchent au niveau des aisselles sans que les lavages même avec du détachant y fasse qques choses, du coup je suis obligé de jeter 😦
    Si tu as des astuces je suis preneuse 🙂
    Muxus a toutes
    Coralie

    • Alors oui c’est une question cruciale. Pour les irritations du cuissot j’avais trouvé une astuce sur le blog de Stéphanie Zwicky : la crème Bariederm d’Uriage : TOP ! J’en ai toujours pour l’été maintenant, le tube te fait facile 2 étés sans soucis :). Pour les lavages pour une fois je dois avoir du cul, je transpire pas acide donc je tâche rien, du coup j’ai pas d’astuces à te donner.

  13. Je compati, je sue de la face en période chaude (ou activité quelconque) , le reste du corps c’est gérable, mais la tronche ça fait un peu phare de belle-île tu vois le truc !
    Dans les astuces : Pour les pieds, y aussi le bon vieux combo talc/bicarbonate.
    Merci pour se billet « décomplexant »

  14. Je savais bien que nous avons beaucoup de points communs (des plus glamours aux moins glamours).
    L’apocalypse s’est située surtout après la naissance du Grognard jusqu’à la grossesse du Petit Poilu. Je devais changer 4 fois de haut en journée et en hiver (la sueur froide, un délice). La nuit, les suées nocturnes étaient aussi des plus agréables.
    Moi c’est surtout sous les seins, sous les bras et dans le dos, moins le cul.
    Là, hormones obligent, c’est reparti comme en 40, surtout qu’on est en hiver. Je sais pas pourquoi je transpire beaucoup plus l’hiver.
    Mystère et boule de conne…

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