Ta mère que je ne suis pas

ta mère

C’est dur n’est-ce pas ? La famille Ricoré pleine de grâce des magazines féminins s’est pris un gros uppercut chez nous. C’est compliqué de vivre ensemble dans notre si petit appartement parisien, compliqué pour moi de croiser ton regard noir, perpétuellement en colère contre moi, compliqué pour toi de croiser mon agacement, ma mauvaise foi dès que je te frôle.
Tu as presque 14 ans et déjà dix années passées à mes côtés, dix années fatigantes à m’ignorer souvent, m’éviter parfois, me détester aussi.

Tu sais que je me souviens comme hier de notre première rencontre dans un square. Ton papa, fou amoureux, si fier de nous présenter l’un à l’autre. Je revois ta petite bouille qui sort d’un tee-shirt orange trop grand pour toi. Je suis la reine des squares, le Rémi Bricka des enfants autour de moi, la fête foraine ambulante des nains et entre toi et moi il ne se passe rien, je voudrais bien pourtant.
Alors j’essaye, je suis la transformiste de la parentalité recomposée, je lis tous les bouquins, je m’inscris sur tous les forums, j’apprends le plastique magique, les dinosaures et les dragons, j’essaye même de me mettre au Nutella. Rien n’y fait, nous vivons côte à côte, moi qui m’agite comme une marionnette hystérique pour te plaire et toi qui ne veut rien de moi.
Régulièrement ta mère te refile chez nous comme un petit paquet embarrassant quand tu es malade, quand tu souffres d’une opération qu’elle a décidée unilatéralement. Je te soigne, je te couche, je te rendors, je sèche tes pleurs, je t’apprends à calmer ta respiration, le soin est peut-être le seul domaine où tu me reconnais une légitimité.

Les années passent et ton petit frère naît, et tu l’aimes tant. Je me prends à espérer grappiller un peu de cet amour, ça ne viendra pas, une fausse politesse vient désormais remplacer ton hostilité de petit garçon. C’est pire.
Rien des valeurs communes à ton père et moi ne t’intéresse, nous ne rions pas des mêmes choses, l’enthousiasme et l’empathie te désertent, mon besoin de ton affection commence à en faire autant.
Je voudrais m’attendrir de ces mèches de cheveux que tu repousses, de cette démarche qui se fait un peu hasardeuse, de cette silhouette qui change. Je voudrais m’emballer pour toutes ces découvertes que tu es en train de faire, que je connais tu sais, ce n’est pas si loin, au moins dans mon esprit. J’en suis à envier ceux qui se plaignent des portes claquées, des “t’es pas ma mère”, des “j’aimerais qu’on me foute la paix”.
Parce que tout ça moi tu me le dis par ce que tu es depuis dix ans, la porte tu me l’as claquée en pleine gueule, blindée, 5 points, tu ne savais même pas lire encore.
Alors voilà nous sommes doucement passés de l’ignorance à l’acrimonie pour n’être plus que deux personnes que vivre ensemble insupporte. Tu n’as pas essayé de me connaître, je n’ai plus envie d’essayer de connaître celui que tu deviens. Comme ces traits blancs que font deux avions qui partent dans deux directions totalement opposées, on vit dans le même ciel, personne ne nous oblige à aller dans le même sens.

Je ne sais pas ce que je te souhaite, d’être heureux sans doute, plus heureux que chez nous aussi, de grandir et de revenir chez nous apaisé, qui sait peut-être même un jour avec enthousiasme. Tu sais que je n’y crois pas beaucoup mais les portes chez moi n’ont jamais très bien fermé alors…

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64 réflexions sur “Ta mère que je ne suis pas

  1. Très touchant… du coup je ne sais pas quoi dire…
    On ne peut pas forcer son affection, un jour peut-être cela changera, parce qu’il sera devenu adulte et comprendra mieux ta place et tous les efforts que tu as fait, cette énorme envie que tu avais de t’approcher de lui… en attendant, tu fais bien de laisser la porte entr’ouverte, qui sait ?

  2. ah que c’est dur…je fus un peu ce petit garçon mais à l’adolescence qd mon père s’est remarié et franchement c’est loin d’être simple d’être cet enfant…nous sommes adulte, c’est à nous de composer car c’est nous qui imposons nos ruptures et nos nouveaux amours à nos mômes, ils n’ont rien demandé….tu as raison de laisser la portes ouverte même si je trouve que c’est dur de lire « je n’ai plus envie d’essayer de connaître celui que tu deviens »…non ai envie et mets toi à sa place…(mais je suppose que tu m’as déjà fait 😉

    • Competement d’accord avec vous. Ce sont tjs les adultes qui passent leur temps a imposer leur vie sentimentale a des enfants qui n’ont rien demande. Cela fait 10ans que l’auteur est avec le pere, great! Est ce que ca durera 10ans de plus? Les statistiques ne sont pas optimistes. Alors est ce que les adultes pourraient arreter d’imposer leurs « familles recomposees » aux enfants? Ou au moins essayer de comprendre, que et bien oui « la mere que vous n’etes pas ». On ne donne jamais la parole aux enfants. C’est bien facile cette page de blog……

      • Cher Beurk,
        Vous dites qu’il est facile de s’exprimer sur un blog, je vous assure que non. Se poser des questions sur soi, su sa vie, et se mettre totalement à nu face à des lecteurs connus ou anonymes, c’est parfois très difficile. Car on s’expose souvent à des réactions telles que la votre, agressives et dénuées de toute empathie. Peut-être est-il encore plus facile de juger une famille en laissant un commentaire anonyme.
        Vous avez le droit de penser qu’on ne doit pas imposer une famille recomposée à ses enfants. On peut aussi dans ce cas se dire qu’on ne doit pas imposer une famille tout court à un enfant. On choisit pas sa famille c’est bien connu. Vous vous permettez de juger une femme qui a donné 10 ans de sa vie à aimer et soigner l’enfant d’une autre, sans rien en retour. L’enfant a tout à fait le droit de ne pas aimer la compagne de son père. Mais ce non-amour honore d’autant plus le dévouement de cette épouse, qui n’a pas non plus choisi cet enfant.
        Votre façon de juger ne laisse que peu de doute sur votre considération pour les autres humains, et j’en suis désolée pour vous. Ce père aurait il dû renoncer à l’amour au nom de ne pas imposer une belle mère a son enfant ? Il aurait dû renoncer à l’amour, à son épanouissement et à faire grandir son fils dans une famille, avec de nouveaux frères et soeurs ?
        Je vous souhaite de tout mon coeur que cette situation ne se présente pas à vous, je le souhaite pour vos enfants, et pour vois, je vous souhaite de pouvoir trouver l’amour. Et si un jour vous deviez vous-même être belle mère, être folle d’amour pour cet enfant que vous n’aurez pas choisi, j’espère que vous aurez aussi le droit de participer à sa vie.
        L’amour ne devrait jamais inspirer de « beurk ».

        • Encore une fois reparlons en dans 10 ans. Mettez vous a la place de l’enfant qui n’a pas choisi son beau-parent, qui n’est ni son pere, ni sa mere….juste la relation sentimentale de son parent, donc qui pourrait etre n’importe qui….(je ne sais pas regardez hollande et trierweiller par exemple….ca a dure 10 ans aussi, et c’etait bien entendu la femme de sa vie quand il etait amoureux; ou alors sarkozy et cecilia, mieux encore, ca a dure 20ans…..juste pour prendre des exemples de notoriete publique, puisque nous ne nous connaissons pas).
          Et donc ne soyez ni sectaire, ni optue vous non plus, et acceptez qu’il y ait d’autres personnes qui ressentent bcp plus d’empathie vis a vis de cet enfant a qui des adultes imposent une famille recomposee, que vis a vis du beau parent. C’est tout.
          Sincerement, si vous vous exprimez publiquement sur un blog, acceptez des avis qui ne vont pas dans le sens du votre. Et pourquoi pas, montrez cet article et ces commentaires a l’enfant de 14 ans maintenant, qui doit savoir lire. Mettez vous vous aussi un peu a sa place. Je compatie avec lui. C’est tout. Et pleinement, mais moi je suis adulte et peux m’exprimer mais non de l’empathie de je n’en manque jamais vis a vis des enfants quand je lis ces histoires de familles recomposees. Soyez heureux, le pere et l’auteur, mais acceptez de ne pas imposer votre relation a des enfants qui n’ont rien demande. Juste pour un moment, pensez a ca, au lieu d’etre uniquement dans votre bonjeur auto-centre.

          • Si je puis me permettre, mes parents n’ont pas divorcé, et j’ai vécu dans une famille où la violence (verbale et psychologique) était quotidienne. Lorsqu’on me demandait ce que je souhaitais le plus au monde, je répondais invariablement : que mes parents divorcent. J’aurais donné n’importe quoi. J’ai passé des heures cachée en haut des marches de l’escalier à attendre que mes parents cessent de se hurler dessus. J’ai passé des heures le soir à essayer de convaincre ma mère qu’elle ne devait pas aller encastrer la voiture contre un mur pour en finir. Ma soeur a fait une anorexie. Et devant le monde entier, nous étions une famille « bien sous touts rapports », unie, « Ricorée ». La famille « traditionnelle » peut parfois faire bien plus souffrir qu’une famille recomposée. J’aurais mille fois préféré vivre dans cette famille recomposée où une mère qui n’est pas la mienne m’aurait soignée lorsque j’étais malade. Où une mère qui n’est pas la mienne m’aurait bordé le soir, plutôt que ce soit moi qui ailler border ma mère au bord du gouffre…
            Beurk, ne jugez pas les familles recomposées. Les familles traditionnelles ne sont parfois pas mieux. Non, tous les enfants ne souhaitent pas vivre avec leurs deux parents. Vivre avec ses deux parents peut être bien pire que d’être dans une famille recomposée mais aimante. Et Fabienne Lepicdelagalviouse me semble être cette belle mère aimante. Elle rend heureux son mari, pas de dispute à la maison… C’est un luxe, croyez moi…
            Je ne souhaite à personne de vivre l’enfance que j’ai vécue entre mes deux parents. Aujourd’hui, ils ont fini par divorcer. J’avais presque 30 ans. Mes parents m’ont volé 30 ans d’insouciance parce que les familles recomposées « ça ne se fait pas ». Ce qui ne se fait pas, c’est d’offrir à des enfants un cadre instable.
            Donc bravo Fabienne Lepicdelaglaviouse ! Je suis certaine qu’avec un peu de maturité (et ça arrive parfois tard…), votre beau-garçon viendra un jour vers vous… Mais au moins, il aura vécu une enfance sereine, et c’est déjà énorme, croyez moi !

          • Mais c’est normal. Je trouve que les attaques à votre encontre sont injustes. C’est le lot de TOUS les enfants. Quelque part, ils subissent toujours les choix de vie de leurs parents. Que les parents soient mariés ou non, divorcés ou non, remariés ou non… Chaque cas est unique, chaque parent fait comme il peut, selon ses possibilités, ses valeurs, ses finances aussi (parce que c’est aussi une réalité dans de nombreux couples… divorcer et élever seul des enfants coûte cher…). Les enfants subissent toujours, mais l’essentiel est que les parents fassent de leur mieux. Et donner l’exemple d’un couple aimant aux enfants est un vrai cadeau. Sans qu’il ne s’en rende compte, vous avez fait beaucoup pour cet enfant, en lui permettant de grandir dans un cadre sécurisant.
            Heureusement, tout va bien aujourd’hui pour moi : j’ai deux filles en pleine santé et pleines de vie, la bonne humeur règne la plupart du temps à la maison (bon, il arrive qu’on s’engueule, mais ça reste des fâcheries d’amoureux), et mon mari est adorable. Mais je sais que si la situation devenait intenable dans mon couple, pour le bien de mes enfants, je me séparerai. Ce n’est pas parce que je veux changer tous les 10 ans, c’est pour les préserver. Mais la question ne se pose pas, donc go pour la suite, dans la bonne humeur !!
            J’espère que votre beau-garçon verra les choses d’un autre oeil un jour… Il va grandir, les gens changent en vieillissant… Je vous embrasse !

  3. Je compatis, je me suis fait claquer cette porte aussi, par une petite demoiselle, qui malgré tous nos efforts à son père et moi a préféré se laisser embrigader par sa mère… Elle a bientôt 12 ans, bientôt 2 ans que je ne la vois plus, plus d’un an que son propre père ne la voit plus, sa mère a décidé que nous devions nous plier à sa volonté. Et comme la demoiselle n’a pas montré de bonne volonté de son côté malgré des portes maintes fois ouvertes, nous avons décidé que c’était nous d’abord, elle nous rejoindra quand elle sera prête à y mettre du sien.
    Oui c’est dur, quelque part c’est un échec pour moi qui rêvais de famille recomposée sereine. Je me suis mise à la place de cette demoiselle, elle ne veut pas de moi, ok, elle est manipulée par sa mère, ok, ça ne sert à rien de la forcer, ok, mais nous avons refuser de nous laisser piétiner par sa mère. C’est une gamine privée de son père, un père privé de sa fille, mais finalement, c’est peut-être ce qu’il fallait à tout le monde en attendant qu’elle grandisse et fasse la part des choses… Ou pas. la porte reste ouverte mais pas à n’importe quel prix et sûrement pas celui de l’amour entre son père et moi.

  4. Ben voilà, je pleure. Heureusement pour moi, j’ai échappé à cette douleur de la belle mère repoussée, que je redoutais tant. L’apprivoisement réciproque a été chaotique au début, mais je crois que les 2 grands de mon mari m’aiment bien. Et moi je les aime. Je vous souhaite de vous trouver un jour, peut être quand il sera lui même papa…

  5. ah, je comprends tout à fait ton sentiment et cette impression de gachis. J’élève aussi une enfant que je n’ai pas portée avec mes trois autres depuis ses 3 ans (sa mère l’a abandonnée) Et j’ai eu droit mercredi à « t’es pas ma mère » Au vu de son attitude je lui ai répondu qu’elle avait de la chance d’être ma fille sinon je l’aurais mise dehors.
    Mais le plus dur, c’est lorsque son père parle avec d’autres et pour excuser son sale caractère, déclare que « la pauvre, elle n’a pas de mère »….
    Notre autre fille de 7 ans a aussi un sale caractère et pourtant …elle a une mère..
    Je me demande parfois quelle est ma place dans sa tête à lui…

  6. Le problème de la belle-mère je l’ai découvert il y a 1 an avec 2 demoiselles déjà majeures et fortement attachées à leur papa-porte feuille ; jalouses de le voir tourné vers une autre personne que la leur, jalouses et irrespectueuses, impolies, mal élevées, capricieuses, jouant sans vraiment grande discrétion du chantage affectif sur un pauvre papa qui croit que l’argent va les retenir. Maintenant que nous achetons une maison leur désarroi est grand alors elles le punissent de vouloir être heureux en l’ignorant, juste le rappelant pour lui demander de l’argent en échange d’un simple regard dont il se nourrit avec désespérance. Maintenant elles croient le punir en partant loin pour qu’il s’inquiète et je pense qu’elles vont y arriver avec grand succés. Plus l’heure du départ avance plus il se décompose (en essayant de me le cacher en plus, non mais qu’est-ce qu’il croit?!).
    Malgrè tout on avance avec ce vide qu’il a en lui et ma porte fermée par principe pour ne plus souffrir de ce mauvais traitement. Je cache ma colère de le voir souffrir. Je me demande quelles femmes elles seront ? En attendant j’espère que leur mère est satisfaite d’avoir aider leurs filles à faire souffrir leur père comme elle l’a fait souffrir.

    • Je suis loin de cette colère, je la comprends pour toi. En ce qui me concerne je suis confrontée à un enfant dont je respecte le conflit de loyauté même s’il me fait souffrir. Rassure toi cela ne m’empêche pas de tonner et de trouver que c’est vraiment pourri mais je reste persuadée que cette loyauté là peut un jour se répartir. Parfois non visiblement.

      • Tu vois je peux comprendre qu’elles ne souhaitent aucun contact avec moi mais c’est pour leur père que cela me peine car après en avoir chier avec leur mère la seule chose qu’il souhaite c’est leur offrir son foyer à lui (avec moi). La seule chose qu’elles veulent c’est leur foyer à elles avec lui. Contre ça je ne peux rien, contre moi elles ne peuvent rien alors elles le font souffrir lui. Et moi qui l’aime je ne supporte pas ça. Je n’ai certainement pas su bien me comporte avec elles (comment le savoir quand on se retrouve confronter à cette situation la première fois et avec des jeunes femmes majeures) mais je suis rester logique dans mon comportement vis à vis d’elles comme vis à vis de mes enfants qui ont connu accepté leur père à elles dans son rôle de beau-père et d’éducateur.
        Parfois je le jalouse car mes enfants l’acceptent, acceptent qu’il soit aussi là pour les éduquer, avec ses qualités comme ses défauts…bref…j’ai décidé maintenant que cela ne comptait plus pour moi personnellement, reste sa souffrance à lui.

  7. Le temps et la patience. Quelques fois l’ignorance feinte. L’indifférence trouble. La dureté des enfants et l’alchimie qui ne veut pas. Sentiments complexes et compliqués. Je vous souhaite de retrouver une harmonie même bancale, même incomplète, même fragile. Encore du temps à venir. Courage❤

  8. Emouvant ❤ ❤ ❤ mais tu n'as malheureusement pas toutes les billes dans ta main… vous êtes 5 dans l'histoire et pas uniquement deux… tout autour de moi je n'ai pas d'exemple de la belle famille recomposée des magazines… j'aurais plein de choses à dire sur le sujet et je sais aussi ce que plein d'enfants ont dans la tête dans ces cas là…

    • Pareil. Il semble que seuls les adultes aient le droit a la parole ds ces histoires. A lire les autres commentaires il semble que bien des belles-meres ou « wanna be » belles-mere sont auto- centrees sur leur relation amoureuse avec le pere….mais pourquoi imposer cette relation amoureuse aux enfants? En quoi cela leur donne un statut? Un droit? En plus si ca se trouve cela ne durera pas tout une vie alors que la filiation parent/ enfant si…. Qd on pense que le gouvernement voudrait parfois creer un « statut du beau-parent » …au secours! Donnons la parole aux enfants! C’est bien joli de s’exprimer sur une page de blog…

      • Je pense que tout le monde a bien compris que tu n’es pas d’accord avec ce que raconte l’auteure de cet article.
        c’est bien joli de le commenter plusieurs fois, mais l’histoire que tu sembles porter n’est pas celle de toutes les belles-mères. Un peu d’optimisme ne ferait pas de mal.

      • Je ne pense pas avoir dit la même chose que vous Beurk ! quand je parle ce que les enfants ont dans la tête c’est parce que bien sûr ce n’est pas facile d’accepter et de comprendre une séparation mais aussi parce qu’on leur met des choses dans la tête, un parent qui a été quitté n’est pas forcément objectif et peut même pourrir le cerveau de son enfant sur le sujet… un parent fragile idem… quand à cet article il est écrit par une femme qui est mère aussi et qui donne son ressenti sur le sujet et qui en souffre parce qu’elle aime le père de cet enfant qui est aussi le père de son enfant… et je ne vois aucunement une relation auto-centrée… bien au contraire, le « beau-parent » ne peut jamais auto-centrer son histoire d’amour sans tenir compte des enfants. Vous portez un jugement facile… quand à votre vision de la vie et de l’amour elle ne peut survivre à l’épreuve d’une vie « ils se marièrent, vécurent heureux… bla bla bla » n’est absolument pas représentatif de la vraie vie même si bien sûr cela existe et fait partie de la diversité des relations humaines.

      • Après il faut savoir ce qu’on veut montrer à nos enfants… Je souhaite que mes fils me voient heureuse dan mon couple, dans mon boulot. Je leur donnerais ma vie mais mon bonheur conteibue aux leurs…donc je me rend heureuse pour les rendre heureux…
        Au lieu de critiquer ces beaux-parents, je questionnerais plutôt ses parents qui s’entêtent a rendre malheureux l’autre en utilisant les enfants.
        Les enfants ne sont pas des outils et je vous assure beurk que ces enfants souhaitent avoir des parents épanouis, heureux et bien dans leurs pompes.
        Même si ça veut dire se séparer
        Par contre, ses parents manipulateurs sont beaucoup plus destructeur que des beaux-parents souvent plein d’amour.
        Mettez vos préjugés de côtés et laissez les familles recomposées construire leurs vies.

      • Beurk, Votre conjoint(e) a souhaité le divorce, vous avez subi la situation, et désormais faites vœu de chasteté et de dévouement éternel à vos enfants, quitte a connaître la solitude, être aigri(e), et juger de manière glaciale un article plein d’amour??? Amour déçu certes, parce qu’unilatéral, pour l’instant… Mais plein d’amour tout de même!
        Mes enfants ont la chance d’avoir une belle-mère pleine d’amour pour eux, et lui rendent bien cet amour, au point d’exiger de faire deux cadeaux de fête des mères…… Je pourrais être jalouse, amère, mais non, je suis sincèrement heureuse pour eux!
        Ils ont de même un beau-père qu’ils estiment, admirent parfois, qui découvre la vie avec les enfants, qui est heureux d’apprendre à leur contact, entre eux nait une relation toute particulière, riche et épanouissante.
        La rencontre entre mes enfants et leurs beaux-parents est une valeur ajoutée à leur vie, ils se nourrissent de ces exemples, se nourrissent de ce que ces adultes-là leur donnent, avec parfois une distance relationnelle qui facilite certaines choses, distance que nous n’avons pas leur père et moi.
        Je ne dis pas que tout est ricoré et rose et sans heurt tous les jours, mais il me semble que dans toutes les familles, dans toutes les communautés il y a des conflits, des heurts qui font grandir et avancer.

        Ouiche, je vous souhaite qu’avec le temps………..

      • Beurk (quel joli surnom) ne seriez-vous pas une de ces femmes délaissée par son mari, avec des enfants qui ont accepté leur belle-mère ?
        Pourquoi pensez-vous que les belles-mères sont auto-centrées sur leur relation amoureuse ? Si elles l’étaient vraiment pensez-vous sincèrement qu’elles souffriraient autant de cette absence de relation avec ces enfants qu’elles n’ont pas choisi ?
        Pour ma part je crois que malheureusement beaucoup trop d’enfants sont auto-centrés sur la relation morte de leur parents et sont trop manipulés par l’autre parent pour se rendre compte que la nouvelle relation qui se construit l’est aussi pour eux, pour qu’ils se sentent bien, voire même manipulent le parent, qui tente de reconstruire quelque chose, par chantage affectif.
        Mon frère pour ses filles à laisser tomber son amoureuse pour tenter de reconstruire une relation avec sa femme qui l’avait tromper. Pour ses filles il s’est oublié. Jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’elles les manipulaient tous les deux, que la seule chose qui comptaient c’était ce qu’elles pouvaient tirer de cette relation chaotique. Au final, il a tout quitté et tiré une croix sur une quelconque relation amoureuse. J’adore mes nièces mais je sais que par amour pour elle mon frère est malheureux car tout seul dans sa vie.

  9. Que ce texte est dur, et pourtant que ce texte est dur … Je ne suis pas confrontée à cette situation, mais j’ai une admiration sans borne pour celles et ceux qui élèvent des enfants qui ne sont pas ceux qu’ils ont porté, désiré avec une personne. Je pense que c’est trés trés difficile, car ces enfants, en plus de tout ce qu’ils représentent (le lien qu’on ne pourra pas couper entre les deux ex-conjoints) ont leur personnalité propre, leur manière bien à eux de réagir, de resentir.
    Peut-être que ton ado est aussi désemparé que toi par ce lien qui ne s’est jamais fait …

  10. Ton texte m’a beaucoup touché, peut-être parce que je suis une enfant de parents divorcés.
    J’ai totalement rejeté les différentes belle-mères que j’ai eu malgré beaucoup d’effort fait par certaines. Mon père ne faisait pas tellement d’effort pour que je sois à l’aise et m’a beaucoup blessé et du coup, je rejetais la faute sur elles.J’estimais qu’elles étaient en trop, pas de ma famille, que je ne leur devais rien. Je ne les autorisais pas à me sermonner, je détestais qu’elle soit dans ma maison d’enfance et j’ai fini par partir vivre chez ma mère (avec laquelle j’acceptais sans problème son ami de l’époque)(mais ceci est une autre histoire).
    Ce n’est qu’une fois adulte et sur le point de devenir mère que j’ai accepté sans avoir à me forcer ma belle-mère avec qui mon père est marié maintenant.

    Tout ça pour dire qu’il n’y a aucune solution miracle car chaque situation est particulière. Je pense que tu as fait beaucoup pour créer un lien depuis 10 ans. Mais lorsque l’autre côté ne veut pas, tu ne peux rien y faire à par attendre en espèrent qu’un jour, il sera assez mature pour prendre du recul sur la situation et fera tomber les barrières.

  11. Je vais répondre ici parce que j’ai plus la place au dessus.
    Beurk, vous ne me connaissez pas. J’ai eu 2 belles-mères et 1 beau père, j’ai été moi même belle-mère avant d’être mère, et aujourd’hui mon mari est le beau-père de mon fils.
    Mon mari est un beau-père merveilleux, ma première belle-mère était un monstre d’égoïsme, de méchanceté et de bêtise.
    Ma belle-fille m’a haï juste parce qu’on lui a dit de le faire. Croyez-moi, question famille recomposée j’en connais un rayon.
    Préserver un enfant, l’élever, le faire devenir adulte, ce n’est pas modeler sa vie en fonction de lui, c’est construire tous ensemble. Mes choix de femme ne regardent que moi. Je ne veux pas que mon fils se construise en tant que futur adulte avec comme modèle une mère faisant voeu de chasteté pour ne pas lui imposer un beau parent. Je veux au contraire qu’il grandisse en sachant qu’il a le droit de tomber amoureux, de se tromper, de retomber amoureux, de qui il veut, de faire des erreurs. J’ai été très triste quand mes parents ont divorcé. Et pourtant, j’étais tellement plus heureuse de les savoir heureux séparément que malheureux ensemble.
    J’ai détesté ma première belle-mère qui faisait vivre un enfer à la gamine de 14 ans que j’étais. Mais je ressentais le choix de mon père, et jamais, JAMAIS je ne lui en ai voulu ni ne l’ai blâmé. Ce n’est pas à l’enfant de dicter les choix amoureux de ses parents. Vous êtes libre de penser le contraire, mais je pense que vous faites une grave erreur.

    À présent, nous avons tous bien saisi le sens de votre pensée. Aussi, étant donné que vous ne semblez animée que par l’aigreur et la rancoeur, je pense qu’il serait préférable que vous quittiez cette conversation. Si nos moeurs vous choquent, je vous suggère d’orienter votre lecture vers des pages plus rose et bleu où vos jugements trouveront oreille plus attentive.

    Il ne s’agit pas ici d’être d’accord ou pas avec notre opinion, nous ne prétendons pas tenir un blog politique mais un blog d’humeur, et vous êtes là en train de nous la rendre mauvaise. Merci donc de cesser de répandre votre fiel moyenâgeux et de partir dignement, sans quoi nous effacer ont purement et simplement vos prochaines interventions.

  12. Je t’avoue j’ai pas lu tous les commentaires, j’ai cru comprendre qu’y avait du beurk.
    Non tu n’es pas sa mère, non il n’a rien demandé.
    Et oui tu fais tout pour un poil de reconnaissance et d’amour et c’est tellement légitime.
    J’ai été une « belle-fille » pas très cool avec l’amie de mon père. Puis avec le temps, l’adolechiante que j’étais a mis de l’eau dans son vin. Je suis contente qu’elle soit là pour lui. Je te souhaite qu’avec le temps tout ça se tasse. Tu le mérites je crois bien ❤

  13. Je voudrais demander à Beurk si, selon ses critères d’excellence, quand on est veuf on a le droit de refaire sa vie? Ou quand on est abandonnée par le papa ou que celui-ci est vraiment très vilain on a le droit de tenter de lui en offrir un autre ou ça aussi c’est très mal? Parce que c’est bien connu qu’on est tous des décérébrés qui divorçons tous les 10 ans pour le plaisir et pour emmerder nos enfants et les rendre très malheureux (et nous avec).

  14. Je ne suis pas enfant de divorcés ni belle – mère donc je ne connais pas du tout ce que tu vis mais j’ai été émue par ton article. Ni toi ni l’ado n’avez choisi cette situation et je vous souhaite qu’un jour vous puissiez vous aimer.

  15. Ton texte me touche vraiment. Il me donne envie de te prendre dans mes bras (bon, là, c’est la fin de la journée, donc je sens sûrement le renard crevé). Je ne connais pourtant rien de tout cela, ni divorce parental, ni personnel. Malgré tout, je ne peux pas croire qu’un enfant à qui tu as donné, vers qui tu as porté autant d’amour, un jour ne se retourne pas et ne tende pas la main vers toi. Ou alors, il me reste beaucoup, beaucoup à apprendre de l’humanité.

  16. Ton billet m’a beaucoup émue, parce qu’il y a 20 ans, j’étais la belle-fille qu’est ton ado, et que ma belle-mère n’a jamais pensé un millième de ce que tu ressens. Elle avait dédié sa vie et ses actes à éloigner notre père de mon frère et moi, si bien qu’au bout d’un an on ne le voyait plus qu’une seule fois par an, alors qu’il vivait à 10 bornes. Il passait dans la rue à côté de nous et faisait mine de ne pas nous voir. Après avoir détruit notre relation père-enfants, elle a détruit l’homme qu’était mon pére, lui a volé sa gentillesse, son amour et sa fierté pour les lui rendre en bouillie 10 ans plus tard. Les 10 plus longues années de ma vie d’enfant.
    Mon père est maintenant heureux avec ma nouvelle belle-mère depuis 12 ans, et même si elle n’est pas parfaite et même un peu chiante, je vois mon père heureux et je suis sereine pour lui.

  17. Comme -presque- toutes les autres, je pense qu’effectivement ça finira par se tasser. Même moi, avec la relation bien pourrie que j’ai eu avec ma belle-mère, comme tu le sais, j’arrive à lui être reconnaissante pour certaines choses, alors tu vois, il y a vraiment beaucoup d’espoir par chez vous !

  18. Fabienne,
    Tu as bien raison de laisser la porte entre-ouverte.
    Tu avais écris un magnifique billet « la suivante » (je crois, pardon si j’écorche ton titre) qui évoquait la place de la belle mère . Il m’avait profondément touché. Ton billet raisonne en moi et fais écho à des « scénarios » vécus par mes proches.
    Je te livre mon témoignage, qui je le souhaite renforcera ton optimisme (visible) d’un future plus positif dans vos rapports. Pardon d’avance ça risque d’être long, mais il faut situer le tout pour bien comprendre.
    Mes parents ont divorcés quand j’étais enfant (2 ans pour moi, 4 ans pour ma sœur), divorce sans éclats, sans déchirement et sans peine pour nous les enfants (perso je ne me rappelle absolument pas mes parents ensemble).
    A l’âge de 3 ans j’ai rencontré N, qui s’est mariée avec mon papa ensuite. N, comment te dire, c’est aujourd’hui un des piliers de nos vies (à ma sœur et moi). Il faut reconnaître que ma môman (qui devrait être canoniser tant empathie et générosité émane d’elle) a tout à fait bien accueillie « la suivante ». Si bien que nous avons passé certaines fêtes de familles (anniv, Noel..) tous ensemble (le vrai joli tableau Ricoré !). Pas de souci pour l’acceptation de N donc par ma sœur et moi, N nous a offert une petite sœur, avec qui nous sommes proches (je ne dis d’ailleurs jamais demi-sœur, elle est pleinement ma merdeuse). Petite soeur qui venait parfois passer ses vacances chez nous (chez ma maman ;-)).
    Puis N s’est séparé de mon père , là ce fut dur, j’avais 14ans et se séparer de N me tordait les tripes. Les liens que nous avions tissés étant fort, N étant aussi une femme intelligente, nous continions à nous voir pour profiter de la merdeuse (et aussi des sœurs jeunes c’est pratique pour t’animer un anniversaire -grosse joke avec N, running gars qui nous fait marrer-) et puis se voir.
    N à rencontrer un amoureux, j’avais 16 ans, je lui ai réservé un accueil mi curieux/mi défensif (le coté défensif ayant duré approximativement 15 minutes chez moi, et quelques semaines pour ma grande sœur). Pour te la faire courte je l’aime lui aussi, c’est le parrain de mon grand, et nous avons tissé du lien, un lien fort.
    Mais N avec cette rencontre est de nouveau, devenue « la suivante ». E (son mari donc, tu suis ?) avait 3 enfants d’un premier mariage : 1 fille, 2 garçons. Chacun des trois a réagit très différemment vis à vis de N (je vais tout te raconter sinon il faudrait 15 pages a minima !). L’ex femme d’E, elle n’a pas du tout était intelligente (gros lavage de cerveau et aigreur au RDV).
    Après moult situations tendues, des périodes de rejets,des périodes de questionnement et du temps pour chacun de s’apprivoiser. Très récemment, N nous a annoncer qu’un des « garçons » allait être papa. Ce qui l’a touché c’est qu’au moment de l’annonce il a dit « vous allez être grands parents », l’incluant, elle  » la suivante » dans cette grand-parentalité.
    Autours de nous, quand on en parle, cette situations de sœurs, frères, belle-mère…et surtout les liens qui nous unissent, ça surprend. Les fils d’E font partie de ma famille, ils étaient là à la naissance de mes gars, je serais là quand ils deviendrons papas (je n’évoque pas la fille d’E que je n’ai jamais vu et qui ne voit quasiment plus E, le seule « échec » chez Ricoré, comme quoi les licornes à paillettes n’existent pas).
    Bref, tu as raison de laisser la porte entre-ouverte , ton billet « transpire la bienveillance et je ne doute pas que l’ado qu’il est aujourd’hui ressent cela.
    Merci de t’être livrée avec autant de sincérité

    • J’ai tout bien suivi 🙂 Et je suis une fois encore très émue par ce témoignage et le temps que tu as pris pour l’écrire, ça me touche beaucoup. Et bien évidemment ça réveille mon optimisme qui s’était planqué un peu le jour où j’ai écrit ce billet. Merci beaucoup, beaucoup

  19. Voilà un très beau texte qui fait bizarrement, et pas forcément agréablement, echo au « Je pense que ma maman ferait mieux » que j’ai entendu hier (la maman en question est décédée) alors que nous travaillons à la (re)composition d’une belle famille.
    Nous n’en sommes pas encore à l’adolescence, mais ça ne saurait tarder.
    Je te souhaite, comme je souhaite à Mlle Elle, que les portes restent toujours ouvertes. C’est le meilleur moyen de les voir franchies un jour.
    Entre la belle-mère et le beau-fils, il y a aussi un père qui aimerait que ses amours s’aiment aussi.

    • Comme tu le dis si bien, c’est un travail, qui nous incombe forcément plus à nous les adultes. Mais parfois, si si ça arrive, on est passionné par son travail, on l’aime, bon même si certains jours j’ai vraiment l’impression de pointer… 🙂 Bonne patience à vous !

  20. Coucou madame, ton message est si émouvant…
    Je n’ai pas connu cette situation mais gardons espoir : à cet âge là on est bête comme ses pieds, j’en sais quelque chose – pour l’avoir été, et pour en avoir deux à la maison à présent. 😉 Heureusement les miens ont toujours conservé leur sens de l’humour, et moi le mien, ça nous rend tous presque supportables !
    Quel crève-cœur, ton beau-fils n’a pas encore compris sa chance de pouvoir profiter de ces trésors d’humour que tu lui offres, sans compter cette belle réserve de tendresse… Mais ça viendra, forcément ! Patience ❤

  21. Il est magnifique ce texte, très touchant!
    Puisque j’ai lu plusieurs témoignages dans les com’, je livre le mien également!
    Moi, je ne suis pas dans cette situation, en tout cas pas dans le même rôle.
    Je suis remariée, 2 enfants (qui ne voient plus leur père depuis des années) et 1 troisième, avec mon mari. Si les choses se passent le plus normalement du monde avec mon moyen (seul garçon, 11 ans qui se comporte avec mon mari comme s’il était son père, et vice-versa), avec mon aînée (15 ans aujourd’hui, 10 quand je me suis remariée), la situation est beaucoup plus compliquée!
    Elle a eu beaucoup de mal à accepter une autorité « paternelle », mon mari (qui n’avait pas encore d’enfant) ne savait pas trop comment gérer la situation face à une enfant de cet âge… Bref, après quelques années bien mouvementée, aujourd’hui nous vivons plus ou moins comme décrit dans cet article… 2 personnes qui vivent sous le même toit, sans en avoir énormément envie, qui se croisent, s’évitent parfois, aimeraient quelques fois faire comme si « l’autre » n’existait pas…
    Il y a quelques conversations qui s’ébauchent de temps en temps entre eux, mais toujours de la distance!
    Et, je comprend que ce soit compliqué en tant que belle-mère, mais en tant que parent, la situation est aussi très difficile à gérer! 😦
    J’ai de la peine que ma fille n’ait pas accepté mon mari et donc (se?) soit, quelque part, privée d’une relation « paternelle », j’en ai marre aussi, parfois, de devoir gérer les conflits, entendre les « ras le bol » d’un côté et de l’autre, devoir trancher etc…
    Dur dur…

    Mais, pour finir sur une note positive, je pense apercevoir un début d’amélioration, peut-être la maturité de ma grande qui arrive doucement, peut-être que le fait d’être père d’une petite fille, qui grandit, a appris à mon mari à relativiser, à comprendre que même en étant le VRAI père, tout n’est pas toujours facile avec un enfant…
    J’espère juste qu’un jour ils auront une relation sereine, qui leur apportera quelque chose à tous les deux!

    • Merci beaucoup pour ce témoignage, chacun de ces morceaux de vie que vous livrez est un tuteur de plus qui m’aide à avancer, vraiment ! Et je n’ai pas parlé du ressenti du père mais je sais à quel point c’est douloureux pour lui aussi. Nous traversons une période de grand mieux depuis quelques semaines, je croise les doigts pour nous et pour vous aussi du coup !

  22. Un billet qui me parle complétement étant la belle-mère d’un ado de 13 ans et deux autres garçons mais déjà adultes. Mon compagnon est lui le beau-père de ma fille. Une famille recomposée bien alambiquée 😉
    La situation est difficile avec le seul jeune homme que nous avons en garde classique, un weekend sur deux et la moitié des vacances scolaires. Difficile sur des laps de temps si courts de pouvoir lier quelque chose, d’arriver à se comprendre. S’aimer serait illusoire au vu de la situation familiale de mon compagnon. Une longue discussion le weekend dernier pour s’entendre dire qu’il n’était pas bien chez nous, ce que je peux tout à fait entendre. Mais des mots plus durs à l’encontre de son père ont été prononcés. Un non-amour… J’en crève de peine sachant que de mon côté, la famille est quelque chose d’essentielle et qu’au moment de notre divorce, avec mon ex-mari, nous étions d’accord à 100% sur le fait que notre fille ne devait pas en pâtir. Nous avons réussi à la préserver et elle est extrêmement attachée à mon compagnon. J’aurais voulu pouvoir entretenir une belle relation avec ce beau-fils mais la rancœur, la haine, les paroles sur mon compte n’ont fait que renforcer son désir de ne pas faire partie de notre famille. Malgré moi, je continue à faire des efforts, à poser des limites, à instaurer des règles, à croire qu’un jour il me verra, il nous verra avec ses propres yeux. Belle continuation à vous

    • Depuis que j’ai écrit ce billet, j’ai du libérer quelque chose chez moi de cette peine et en soulager mon quotidien. Et depuis, à tous petits pas, un léger mieux se fait sentir chaque semaine où il vient davantage. C’est à peine un frémissement mais c’est presque inespéré. Alors oui, continuez les efforts et les limites, elles sont aussi la soupape de survie du beau-parent. Mais laissez aussi parler votre chagrin et votre déception même si cela ne plait pas à tous c’est aussi ce qui vous permet de l’éliminer. Je vous remercie de ce témoignage et je vous souhaite à vous aussi une belle continuation

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