Résolue

rire-les-oiseaux

Faut que je vous dise, quand même. Je n’ai pas pour habitude de faire des résolutions à la mords-moi-la-teub pour l’année qui commence. Mais l’an dernier, le 31 décembre 2014 pour être plus précise, j’ai fermé les yeux et j’ai pensé très fort : « Le 31 décembre 2015, je fêterai le réveillon du jour de l’an, je le jure ». Foi de morue.

Parce que ce qu’il faut que je vous dise avant de vous dire ça, c’est que j’avais arrêté de fêter de réveillon du jour de l’an. Et au départ, pour de bonnes raisons.

Flashback :

D’abord, il y a eu les réveillons d’enfance, à base de Compagnie Créole et de Tenue de Soirée (1979 pawa). Bref, cotillons et parents bourrés, langue de belle-mère et rocks sautés, la totale.

Est venu ensuite le temps de l’adolescence. Cette période où tu n’as plus envie d’aller faire rire les oiseaux mais aussi celle où tu n’as pas encore le droit de sortir. Alors, tu te fais ton propre réveillon, à base de Get 27, de Twix, de Lucky Strike, et de nuit blanche sur Canal + (article non sponsorisé).

Arrive ensuite l’âge d’or. Age of freedom. Là, tu as toutes les cartes en main : le permis et la voiture (AX rouge avec pare-chocs recousus intégrés), l’autorisation parentale, les potes, la jeunesse et le petit cul susceptible de remuer comme une furie sur les titres de l’époque.

Et c’est là que les choses ont changé que les fleurs ont fâné.

J’ai à cette époque enchainé de la façon la plus spectaculaire qui soit les réveillons de merde. Parmi eux, deux exemples assez marquants illustreront mon propos à la perfection :

– Réveillon 1996 : en faisant des glissades, de nuit sur une place lyonnaise bien connue (en bois) et bien gelée, je me suis pété la cheville. J’ai donc passé la nuit ENTIÈRE à attendre que mes parents viennent me chercher, parce que oui, cette sinistre aventure est survenue aux alentours de 22h37. Du soir. Du 31. Et que mes parents, eux, étaient en plein en train de faire rire les oiseaux. Je n’allais donc pas leur casser leur délire en les appelant au secours. J’ai donc passé la nuit sur un canapé, à côté d’un pote complètement bourré à qui on avait donc gentiment confié un seau, et que je m’attendais à voir gerber en direct à chaque seconde de cette douce et sainte nuit, sans pouvoir espérer m’esquiver.

– Réveillon 1997 : cette année, je serai sage. Un petit réveillon en amoureux, quelques bières et quelques oinjs, au chaud, sans risque. Mais d’abord, allons chercher un petit Mac Dlanod. Un piéton traverse sans regarder. Une voiture arrive comme une balle. Elle projette le piéton à mes pieds. Pas en face. Pas aux pieds de mon mec. À MES pieds. Tu vois le tableau?

Oui, je sais. Ça sent la malédiction à plein tarin.

Je vous passe les réveillons de la loose (à marcher des heures durant pour trouver une fête fantôme ), les réveillons chiants (durant lesquels tu paierais pour que minuit se lève en haut des tours arrive vite), les réveillons contraignants (« Allez, venez les copains avec plein d’enfants ! Quoi, on est 15 adultes et 200 enfants dans la maison? Pas graaaaave, on n’est pas à un près…Whou ! I believe ! Hou! Hou! Hou!), les réveillons entre amis avec des bébés qui pleurent toute la soirée…. Bref, j’ai tenté plein de réveillons.

Alors, j’ai arrêté.

J’ai réfléchi, et j’me suis dit c’est vrai que chuis épais comme un sandwich SNCF à un moment de ma vie que je ne comprenais pas pourquoi je me contraignais comme ça. On fait un petit repas avec nos enfants, en regardant un bon film tous publics (pour éviter de se taper un réveillon cauchemars). On les couche à 22h30. On s’embrasse à minuit, et puis le lendemain, on est tout fiers de ne pas avoir la gueule de bois.

The perfect world according to Marie Curare.

Oui, mais voilà, cette année, je me suis vue. En Crocs (oui, c’est pratique pour aller chercher du bois) et en survêt’ en train de manger des Monster Chnums (non, je ne suis pas dychlekchique) devant Narnia. Je me suis dit que mes enfants ne connaissaient pas les mots « langue de belle-mère » et « cotillon », et qu’ils devaient grave se taper la latche (cadeau pour la police du mot périmé) quand ils devaient raconter à l’école qu’ils disaient « Bonne annéééééééeeeeee !!!!! » à 22H, en trinquant avec de l’Oasis. Sans compagnie créole et avant d’aller se laver les dents.

Et subitement, j’ai eu peur de finir comme ça l’année prochaine :

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Alors, oui, je le jure (et je crache, même) : en 2015, je recommence les réveillons.

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17 réflexions sur “Résolue

  1. …Chier, la première chose que je me suis dit c’est:
    « Putain comment il est trop pas cher le plaid à manches!! »
    …Je peux venir le fêter avec toi mon réveillon steuplé? 😦

  2. HAHA. Et merde je viens de décider de ne plus les fêter depuis celui de l’année dernière où je me suis retrouvée à me geler le cul dans une boîte de nuit pourrie avec autour de moi des filles qui avaient l’air de gamines pré-pubères toutes plus déshabillées les unes que les autres. Pour finir par suivre un pote qui s’est fait jeter dehors pour excès de tout…what else ?
    Pas Nespresso ça c’est sûr! !
    Cette année, plateau de fruits de mer pour deux, champagne et dodo.
    On ouvre un club ? 😉

    • Disons que pour le plateau de fruits de mer pour deux, il faudrait que je me débarrasse de 2-3 petits parasites. Alors un club avec baby-sitter inclue ?

  3. J’ai eu le même genre de réveillons que toi, les fêtes soi disant géniales où tu te retrouves dans un entrepôt avec de la musique pourrie et rien à manger ! par contre je n’ai jamais eu les réveillons avec mes parents parce que mon enfance n’a pas été la même que la majorité… mais en te lisant je suis en train de culpabiliser parce que nous du coup on fait le réveillon à trois depuis que ma fille est née, on s’amuse et on fait les fous, on mange bien tout ça mais je me dis que peut être ça lui plairait de faire la fête avec d’autres personnes pour cette soirée là… qu’elle s’amuse avec ses copines… bref mon homme n’étant pas porté sur les fêtes avec des gens ça va être un challenge pour 2016 qui sait !

  4. Ah…les réveillons merdiques…j’en ai eu des bien pourris aussi…Je ne me rappelle pas avoir réveillonné avec mes parents, mais quand j’ai eu l’âge de sortir j’ai pas mal enchaîner les soirées de merde…ça m’avait un peu calmé…depuis quelques années on le fait en petit/moyen comité avec des potes et nos enfants, de la zik, des cotillons, pas de prise de tête, pas det enue correcte exigée et bansaï…et ben depuis j’ai repris goût aux réveillons…

  5. Moi je me dis qu’il y a d’autres occasions de festoyer dans une année, par envie, que si on déroge à l’exercice imposé du 31 décembre, c’est pas grave … Et c’est effectivement le souvenir de 31-de-la-loose qui me conforte dans cette idée (ado, je ne buvais pas d’alcool et j’ai la phobie du vomi, j’assistais donc impuissante et désemparée à l’alcoolisation des autres, ton histoire de seau me parle, forcément …) (depuis je picole. Un peu).

  6. P**ain, je t’en veux trop, je l’ai ce plaid chez moi. Il m’ a rendu trop de services pour que je te laisse bousiller sa reput’
    Commence par un réveillon avec 1 ou 2 couples d’amis où vous pourrez bien manger, discuter, tenter un karaoké. un dîner cool sans se mettre la pression. Perso je teste le rôle d’hôtesse depuis…une quinzaine d’années pour les copains et j’adorerais mettre les pieds sous la table le 31 (au lieu de jouer la serveuse). Et…bonne année!

    • Rho, mais non, ne te vexe pas, tu résumes bien ce plaid : il est pratique ! Quant à son côté design…comme dire…bah, disons que…. il est pratique. Bonne année aussi Bethanie!

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